#74 - Rendez-vous du 15 avril : Faut-il un modèle au-delà du bénévolat ?

Créateur : Equipe
Date : 15-04-2021 14:38:52
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le 15-04-2021 14:38:52
Equipe
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Retrouvez ici les extraits projetés pendant la séance et la captation de l'évènement.

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le 16-04-2021 18:09:02
Equipe
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Et voici ci-dessous la captation intégrale de l'évènement avec des débats marqués autour de la rétribution autour de l'acte bénévole. 

Retrouvez également plus bas les commentaires issus du chat Zoom de la table ronde.


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le 16-04-2021 18:18:03
Echos
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Danielle : L’action, l’engagement, c’est fondamental pour (re)trouver fierté, reconnaissance, « puissance » interne, y compris  pour transmettre. L’inverse de l’infantilisation. On reste « debout ».


Catherine : Quand Philippe Moracchini parle du plaisir que l'on ressent, en tant que bénévole, à voir le contentement du bénéficiaire qui reçoit un acte bénévole : c'est bien une reconnaissance et une rétribution au sens non monétaire.

Danielle : Par rapport au don sans retour… quid de la « dette » du receveur ?

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le 16-04-2021 18:21:04
Echos
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Carole : Mais cette reconnaissance, elle ne donnera pas des points retraites et elle ne mettra pas de nourriture dans l'assiette

Denis : il y a effectivement une forme de contrat dans cet échange quand bien même il n'y a pas rémunération au sens monétaire.
En transférant son rôle de solidarité à des associations (ex. Restos du cœur), l'Etat n'utilise-t-il pas des bénévoles de façon détournée. La somme de temps des bénévoles ne compense-t-il pas des salaires d'agents publics économisés ?

Carole : Oui à Denis.
De la même manière, la proposition de Philippe, c'est "donnez les moyens aux associations, pas directement aux contributeurs"
Faut-il opposer "gratuit" à "recevoir des ressources" ? ce n'est pas si binaire...

Catherine : Si on attend un sourire on attend bien quelque chose

Danielle : Attention au tabou français vis-à-vis de l’argent ! L’argent peut repas être sale ! Même si ça ne résout pas le besoin de valorisation et de reconnaissance


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le 19-04-2021 10:27:09
Echos
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Catherine : Je réagis au témoignage de Philippe Moracchini, qui fait volontiers plus que "ses heures" au travail en considérant que ça devient du bénévolat puisqu'il est salarié d'une association. Est-ce la même chose si on travaille dans une entreprise ?

Carole : Selon moi, le temps supplémentaire n'est pas du bénévolat /contribution dans une entreprise…. c'est des heures sup non payées !

Catherine : Oui mais c'est quoi la différence ? Dans une association ça devient du bénévolat et en entreprise des heures supp ?


Carole : La différence, c'est une vision personnelle... 

 

Yvette : Echanges pleins d'intérêt, il faudrait penser à des formes de mise en valeur complémentaires au Passeport Bénévole. Pour une véritable reconnaissance de l'utilité de chaque investissement personnel.


Catherine : La contribution n'est pas soluble dans le bénévolat.

Patrick : la valorisation c'est la satisfaction personnelle que l'on tire de son engagement. être heureux d'avoir fait quelque chose qui fait écho en soi, en nous... merci pour la qualité de ces échanges. 

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le 19-04-2021 10:37:37
Echos
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Carole : Tout le monde peut-il être bénévole ? A-t-il les moyens de l'être ? @Nathalie, tu parlais de double peine, être privé d'emploi et être privé de capabilité de s'engager par absence de moyens. 

Danielle : A l'association SNC, tout le monde ne peut pas être bénévole… On recrute des bénévoles en fonction de plusieurs critères, et une fois recruté, il faut faire une formation même minime. 

Carole : Quid de ceux qui n'ont pas reçu et ne peuvent pas dire "je viens rendre ce qu'on m'a donné" ? On les écarte de l'équation ? 

Denis : Monde associatif : 2 millions de salariés et 18 millions de bénévoles 

Carole : L'implication des personnes fragilisées, c'est le principe même d'ATD Quart monde. Leur moto : on ne pense pas une action pour les pauvres, sans les pauvres. 

Denis : Dans le cas d'ATD Quart-Monde on a des bénévoles en situation de pauvreté. Et je pense que c'est aussi le cas des Restos du cœur. Donc ce n'est pas l'exclusivité des personnes aisées. J'ai vécu aussi cette réalité en tant que responsable d'un réseau d'échanges réciproques de savoirs. 

Danielle : Des chercheurs d’emploi veulent « travailler », être actif, mais ils ont peur d’entrer dans le monde du travail ! 

Nathalie: Il ne s’agit pas de prise en charge, mais de trouver sa place dans la société en contribuant ! 

Denis : Jouons les complémentarités des approches. A juste titre il faut préciser des statuts différents entre bénévole et contributeurs Et la souplesse d'articuler bénévolat et contribution selon les moyens et les capacités de chacun. 

Carole : Selon les moyens, les capacités et les besoins de chacun oui ! 

Denis : Sachant que l'un peut mener à l'autre. Oui, il est important de laisser le libre-arbitre à la personne. 

Chantal : Oui il faut jouer la complémentarité des approches . La catégorie de contributeurs ne répond pas à la même question sociale que celle de bénévoles: l’un répond au problème de l’exclusion sociale par la rareté de l’emploi l’autre à celle de grande pauvreté 

Danielle : Sachant qu' un tiers des bénéficiaires du RSA ne le touche pas, pour diverses raisons. 

Carole : faire deux statuts différents, c'est stigmatiser ceux qui ont besoin de ressources. Tous sont contributeurs
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